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« J’aime l’odeur des pierres froides dans les vieilles maisons, du plastique chaud et de la peinture fraîche. »

Après 3 ans de Métiers d’Art, Pia a commencé un master de Design Industriel à l’école Boule.
Elle se forme à des métiers où tous les sens sont source d’inspiration. Elle avait déjà travaillé avec la couleur lors d’une expérience de coloriste, et a toute de suite répondu positivement à notre projet.

« Je me suis intéressée aux différents moments de vie que pouvait m’évoquer cette odeur. Urbaine, contrastée, électrique ou même métallique. Après avoir listé machinalement des adjectifs ou moments, je me suis concentrée sur une recherche purement matérielle. Après un tour à la réserve des arts, je me suis concentrée sur deux matériaux : cuir laqué et fil d’acier. Le tressage évoque la part de chaleur de l’odeur, puis la partie haute du soliflore traduit graphiquement l’aspect électrique.
J’ai eu dans l’esprit de développer une gamme de soliflores qui selon moi sont une référence urbaine ; une fleur plutôt qu’un bouquet. Le soliflore évoquant alors la ville. »

Mais « ça sent plus le métal que l’objet que j’ai créé ». Elle se rend alors dans un atelier de soudure. L’odeur de l’eau sur le métal, des gants en cuir, les étincelles de la coupe des tubes, l’étain. Tout y est.

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Réalisation du nouveau soliflore

Elle oublie alors le premier objet et s’attelle à un autre soliflore qui sera celui présenté dans le livre. Ce deuxième objet recrée à l’usage l’odeur de sa fiole : en remplissant le soliflore en métal d’eau, une effluve similaire à sa fiole se dégage.

Pour découvrir le travail de Pia Chevalier, c’est par ici !