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« À travers une approche féministe, mes explorations portent sur les notions de territoires sauvages, intimes, publics. Comment y entrer, en sortir, les défoncer ?  Comment penser la notion de conquête du territoire aujourd’hui et son appropriation ? Mes peintures, dessins et collages abordent les rapports entre sexe, pouvoir et animalité. »

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Gabrielle Lajoie-Bergeron a vu cette expérience comme un défi. Habituée à s’intéresser à un sujet ou une thématique, elle trouvait intriguant de débuter un travail avec une inspiration différente.

Nos fioles ont dû traverser l’océan pour rejoindre le Québec, d’où Gabrielle est originaire. C’est à Montréal qu’elle s’est retrouvée face à ces deux odeurs : « la séduisante et l’obsédante ».

C’est pour la deuxième qu’elle a opté.

Derrière le nom Lichen & Crâne, Gabrielle nous a proposé une œuvre inspirée de la dichotomie de cette essence qui oscille entre floralité et animalité. Une matière première qui fait bien écho au bestiaire sensuel présent dans grand nombre de ses toiles.

Comment as tu senti les matières premières ?

D’abord à même la fiole. Puis j’en ai mis sur Matou, mon chat. Ça l’a rendu un peu fou.

 Quatre mots pour définir la fiole que tu as choisie ? Elle proviendrait de quel végétal ?

Mort, fleur, sauvage, fragile.

Je ne pense pas que ce soit un végétal qui puisse la sécréter. Elle a comme une odeur animale.

Le Top 3 des odeurs que tu détestes ?

  1. La mort
  2. Les vieilles matantes qui portent trop de parfum cheap.
  3. Les gens qui se lavent pas.

Retrouvez le travail de Gabrielle Lajoie-Bergeron sur son site Internet, ainsi que lors de l’exposition qui lui sera consacrée à Plein Sud (Longueil, Québec) en juin 2017.