lucile

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

J’ai été diplômée des Métiers d’Art en Gravure à l’école Estienne. C’est là que j’ai découvert et appris la gravure. Depuis, c’est une de mes techniques de prédilection. J’aime l’ambiance des ateliers de gravures, les presses, l’odeur, la convivialité…

J’ai poursuivi mon cursus à l’école nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en Image Imprimée. Là j’ai pu développer d’autres techniques comme la sérigraphie et m’intéresser à d’autres domaines comme l’illustration et la bande dessinée.

Je travaille principalement à des commandes d’illustrations (pour la revue l’Instant Parisien, et Hermès, par exemple…) et sur des gravures personnelles.

Je m’inspire des gens et des choses qui m’entourent. Je me balade souvent et prends constamment des notes, des petits croquis ou des photos de ce que je vois autour de moi et qui pourrait me servir pour de futurs travaux. J’aime varier les techniques que j’utilise, les outils et les supports et faire un peu de tout selon ce que je souhaite raconter.

J’ai été très heureuse de recevoir cette année le prix Lacourière attribué par la BNF et la Fondation de France ! C’est une grande récompense qui me motive à poursuivre mon travail de graveuse. Je travaille d’ailleurs en ce moment à poursuivre la série que j’ai présentée pour ce prix et j’aimerais beaucoup avoir l’occasion de les exposer à la rentrée.

Pourquoi avoir embarqué à bord de l’expérience de Première Matière ?

Le projet du Journal d’un anosmique m’a tout de suite intéressée car l’idée de partir d’une odeur pour créer une illustration était très originale et j’étais curieuse de voir ce que cela donnerait…

Les deux essences que j’avais sentaient très bon. C’était des odeurs plutôt naturelles. J’ai choisi celle qui me tentait le plus : elle avait une odeur plus « forte » que l’autre je pense.

C’est une odeur qui m’inspire quelque chose de plutôt boisé et épicé je dirais… je pense que c’est une odeur naturelle que j’ai déjà croisée. Je dirais qu’elle provient d’un bois, d’une écorce par exemple ou peut-être d’une feuille, de quelque chose d’exotique en tout cas ! Elle m’a évoqué une sorte de jungle, un paysage tropical humide…

Découvrez le travail de Lucile Piketty par ici !

A noter dans vos agendas :Lucile Piketty fait partie de la sélection de la Biennale de l’Estampe de Gravelines. Certaines de ses gravures y seront exposées du 12 novembre au 23 décembre 2016.